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Location saisonnière à Fréjus et Saint-Raphaël : toutes vos obligations 2026

Façades d'immeubles anciens aux volets colorés sur la Côte d'Azur, au coucher du soleil.
by:capitalchic juillet 28, 2026 0 Comments

Entre la généralisation du numéro d’enregistrement, l’entrée en vigueur des exigences énergétiques et la réforme du micro-BIC, 2026 est l’année la plus dense qu’ait connue la location courte durée depuis dix ans. Sur la Côte d’Azur, les communes accompagnent ce mouvement en renforçant leurs contrôles.

Bonne nouvelle : rien d’insurmontable pour un propriétaire organisé. Encore faut-il savoir ce qui s’applique déjà, ce qui arrive, et ce qui ne vous concerne pas. Nous faisons le point, commune par commune, avec les échéances réelles.

Ce qui change réellement en 2026

Quatre chantiers réglementaires avancent en parallèle. Voici le calendrier consolidé.

Échéance Ce qui s’applique
Depuis le 21 novembre 2024 Exigence de performance énergétique pour les nouveaux meublés dans les communes soumises à autorisation de changement d’usage
Revenus perçus depuis 2025 Nouveaux abattements micro-BIC, déclarés pour la première fois en 2026
1er janvier 2026 Entrée en vigueur du nouveau règlement de changement d’usage de la ville de Nice, avec quotas par secteur
20 mai 2026 Date limite légale de généralisation du téléservice national d’enregistrement
4e trimestre 2026 Mise en œuvre annoncée du numéro d’enregistrement sur la commune de Fréjus
1er janvier 2034 Tous les meublés de tourisme devront présenter un DPE compris entre A et D

Vieux port et vieille ville d'une commune de la Côte d'Azur, avec bateaux de plaisance amarrés.

Le numéro d’enregistrement devient obligatoire dans toute la France

Ce que prévoit la loi Le Meur

La loi du 19 novembre 2024, dite loi Le Meur, met fin à la mosaïque des règles communales. Jusqu’ici, seules les villes ayant délibéré en ce sens imposaient un numéro d’enregistrement. Désormais, tout meublé de tourisme devra être déclaré sur un téléservice national unique, résidence principale comme résidence secondaire, quelle que soit la taille de la commune.

La déclaration précise notamment si le logement constitue la résidence principale du loueur, avec pièces justificatives à l’appui. Le numéro obtenu devra figurer sur chacune de vos annonces, sur Airbnb, Booking.com, Abritel comme sur votre propre site. Les plateformes ont l’obligation de retirer les annonces qui n’en comportent pas.

La date limite légale est fixée au 20 mai 2026. Dans les faits, l’administration a indiqué que la version finale du portail destiné aux loueurs ne serait pleinement opérationnelle qu’au second semestre 2026. Le déploiement est donc progressif, commune par commune.

Où en sont Fréjus et Saint-Raphaël aujourd’hui

C’est le point que beaucoup d’articles passent sous silence, et il change tout pour un propriétaire local. À ce jour, la commune de Fréjus indique sur son portail officiel que le numéro d’enregistrement national ne s’applique pas encore aux meublés de tourisme de son territoire, et qu’il entrera en vigueur au 4e trimestre 2026, sans date précise à ce stade.

Autrement dit : selon les informations publiées par la mairie, vous n’êtes pas en défaut aujourd’hui si vous ne disposez pas encore d’un numéro national. En revanche, vos obligations existantes demeurent pleinement applicables dès maintenant :

  • Résidence secondaire ou location hors résidence principale : déclaration préalable en mairie via le service DéclaLoc, ou à défaut le formulaire Cerfa n°14004 déposé directement en mairie.
  • Collecte et reversement de la taxe de séjour, via la plateforme de télédéclaration de la commune.

Notre recommandation est simple : ne pas attendre l’ouverture du guichet national. Les démarches actuelles se font déjà en ligne via DéclaLoc, et l’expérience des communes déjà équipées montre que les dossiers s’accumulent dans les dernières semaines. Rassemblez dès maintenant vos pièces : pièce d’identité, adresse exacte du logement, nature de la location, nombre de couchages, numéro SIRET.

Cette information évolue régulièrement : nous vérifions le portail officiel de la mairie à chaque mise à jour de cet article.

Les sanctions encourues

Les montants ont été fortement relevés, et les amendes sont prononcées directement par le maire.

Manquement Sanction maximale
Défaut d’enregistrement 10 000 €
Fausse déclaration ou usage d’un faux numéro 20 000 €
Location sans autorisation de changement d’usage 50 000 € par logement, plus astreinte journalière

À ces montants s’ajoute une conséquence souvent plus coûteuse : la désactivation de vos annonces en pleine saison.

Plusieurs personnes examinent ensemble des documents et des graphiques autour d'une table de travail.

Résidences principales : 120 jours, parfois 90

Si vous louez votre résidence principale, le plafond national reste fixé à 120 jours par année civile. La nouveauté tient à la marge de manœuvre laissée aux communes : elles peuvent désormais abaisser ce plafond jusqu’à 90 jours, par délibération motivée.

Ce n’est donc ni automatique, ni généralisé. Une commune doit délibérer expressément. Avant chaque saison, vérifiez si la vôtre l’a fait — c’est une information que nous suivons pour l’ensemble des biens que nous gérons.

Attention également au décompte : les nuitées se comptent sur l’année civile, et un dépassement, même d’une seule nuit, est constitutif d’une infraction.

DPE : le calendrier énergétique à anticiper

Longtemps exonérés, les meublés de tourisme sont désormais soumis à des exigences de performance énergétique. Deux règles à retenir.

  • Depuis le 21 novembre 2024, dans les communes soumises à autorisation de changement d’usage, un nouveau meublé de tourisme doit présenter un DPE compris entre les classes A et E. Les logements classés F et G sont donc écartés pour toute nouvelle mise en location dans ces zones.
  • À compter du 1er janvier 2034, l’ensemble des meublés de tourisme devront afficher un DPE compris entre A et D, à l’exception des logements constituant la résidence principale du loueur.

Neuf ans peuvent sembler lointains. Dans les faits, ce calendrier pèse déjà sur les décisions d’achat : acquérir aujourd’hui un bien classé E pour du locatif touristique suppose d’intégrer le coût des travaux à venir dans votre plan de financement.

À l’inverse, un bon classement énergétique devient un argument commercial concret. Le confort thermique, en particulier la performance de la climatisation en été, est un motif récurrent dans les commentaires voyageurs sur notre secteur.

Fiscalité : pourquoi le classement devient stratégique

C’est probablement l’évolution qui pèsera le plus lourd sur votre rentabilité nette. Les abattements du régime micro-BIC ont été revus à la baisse pour les revenus perçus à compter du 1er janvier 2025, déclarés pour la première fois en 2026.

Type de meublé Abattement Plafond de recettes
Meublé de tourisme classé 50 % 77 700 €
Meublé non classé 30 % 15 000 €

L’écart parle de lui-même. Pour un même logement générant 30 000 € de recettes annuelles, l’abattement représente 15 000 € en meublé classé, contre un plafond de recettes déjà dépassé en non classé, ce qui bascule le loueur au régime réel.

Le classement en meublé de tourisme, délivré après visite d’un organisme accrédité, devient de ce fait un véritable levier de rentabilité, et non plus un simple label de qualité. Il ouvre aussi droit à des exonérations de taxe de séjour dans certains cas, et améliore le positionnement de votre annonce sur les plateformes.

Le régime réel reste une alternative pertinente, notamment lorsque le bien est financé à crédit ou récemment rénové. C’est un arbitrage à faire avec votre comptable, sur la base de vos chiffres réels.

Alpes-Maritimes : Nice durcit fortement les règles

Si votre patrimoine s’étend au-delà du Var, la situation niçoise mérite votre attention. Le nouveau règlement des changements d’usage, adopté par délibération du Conseil métropolitain du 5 décembre 2025, s’applique depuis le 1er janvier 2026.

  • Quatre secteurs sont désormais soumis à des quotas : Vieux-Nice, Centre-Ville, Riquier / Port / Mont Boron, et Nice Ouest.
  • Le nombre d’autorisations est plafonné à 671 par an sur l’ensemble de ces zones.
  • La durée des autorisations est ramenée à trois ans, contre cinq fois un an auparavant.

Un recours a été introduit contre ce règlement par des organisations professionnelles. Dans l’attente de la décision du Conseil d’État, la Métropole a suspendu l’ouverture des dépôts de dossiers dans les zones soumises à quotas jusqu’au 31 août 2026. Concrètement, un projet d’investissement locatif touristique dans le centre de Nice est aujourd’hui à l’arrêt sur le plan administratif. C’est un paramètre à intégrer avant tout compromis de vente.

Ce que contrôlent réellement les communes

Les contrôles ne se limitent plus à des vérifications ponctuelles. Les plateformes transmettent désormais leurs données aux communes, qui disposent d’outils de recoupement automatisé. Les points systématiquement vérifiés sont les suivants.

  • Présence et validité du numéro d’enregistrement sur chaque annonce.
  • Respect du plafond de nuitées pour les résidences principales.
  • Existence de l’autorisation de changement d’usage lorsqu’elle est requise.
  • Collecte et reversement effectifs de la taxe de séjour.
  • Cohérence entre la déclaration et la réalité du logement, notamment le nombre de couchages.

Les écarts constatés sont rarement le fait de propriétaires de mauvaise foi. Ils résultent le plus souvent d’une déclaration jamais mise à jour après des travaux, d’un changement de plateforme, ou d’une évolution réglementaire passée inaperçue.

Votre checklist de mise en conformité 2026

  1. Vérifier auprès de votre mairie si une autorisation de changement d’usage est requise pour votre bien.
  2. Effectuer dès maintenant votre déclaration en mairie via DéclaLoc (ou le Cerfa n°14004 à défaut) si ce n’est pas déjà fait, en attendant l’ouverture du numéro national.
  3. Contrôler que votre numéro SIRET de loueur en meublé est bien actif.
  4. Faire réaliser ou actualiser votre DPE, et anticiper l’échéance 2034.
  5. Étudier l’intérêt d’un classement en meublé de tourisme au regard de votre chiffre d’affaires.
  6. Vérifier que votre assurance propriétaire non occupant couvre bien la location saisonnière.
  7. Confirmer que la taxe de séjour est correctement collectée et reversée sur chaque plateforme.
  8. Relire votre règlement de copropriété, qui peut restreindre la location de courte durée.

Se faire accompagner par CapitalChic

Nous gérons des biens à Fréjus, Saint-Raphaël et sur l’ensemble de notre zone d’intervention, de Cannes à Sainte-Maxime. Le suivi réglementaire fait partie intégrante de notre mission : nous suivons les délibérations locales, tenons les annonces à jour et sécurisons les déclarations pour le compte de nos propriétaires. Confier son bien à une conciergerie titulaire des cartes professionnelles requises n’est pas un détail : nous expliquons pourquoi dans notre article sur la carte professionnelle en conciergerie.

Deux formules répondent à des besoins différents. La Formule SIGNATURE couvre la commercialisation et la gestion des réservations. La Formule SIGNATURE 360 y ajoute la gestion opérationnelle complète : accueil des voyageurs, ménage, maintenance et suivi administratif. Vous pouvez comparer nos deux formules pour identifier celle qui correspond à votre situation, et consulter notre barème des honoraires en accès libre.

Notre engagement reste le même : notre intervention ne doit pas réduire votre bénéfice, elle doit l’augmenter.

Questions fréquentes

Dois-je déjà avoir un numéro d’enregistrement à Fréjus ?

Pas à ce jour. La commune indique que le numéro national entrera en vigueur au 4e trimestre 2026. Votre obligation actuelle de déclaration en mairie (via DéclaLoc ou le Cerfa n°14004) et de collecte de la taxe de séjour reste en revanche pleinement applicable dès maintenant.

Le plafond de 120 jours s’applique-t-il à ma résidence secondaire ?

Non. Cette limite ne concerne que la location de la résidence principale. Une résidence secondaire peut être louée toute l’année, sous réserve d’avoir obtenu, lorsqu’elle est exigée, l’autorisation de changement d’usage.

Mon logement est classé F : puis-je encore le louer ?

Si votre location existe déjà et que votre commune n’impose pas d’autorisation de changement d’usage, oui. La contrainte porte sur les nouvelles mises en location dans les communes concernées, et l’échéance générale de 2034 impose à terme un classement compris entre A et D.

Le classement en meublé de tourisme est-il rentable ?

Dans la grande majorité des cas, oui : il fait passer l’abattement micro-BIC de 30 % à 50 % et relève le plafond de recettes de 15 000 € à 77 700 €. Le coût de la visite de classement est généralement amorti dès la première année.

Une conciergerie peut-elle réaliser ces démarches à ma place ?

Oui. Nous prenons en charge les déclarations, la mise en conformité des annonces et le suivi des évolutions locales pour l’ensemble des biens que nous gérons.

La réglementation continuera d’évoluer dans les prochains mois, en particulier avec l’ouverture du portail national et la décision attendue sur le règlement niçois. Vous souhaitez savoir précisément où en est votre bien ? Prenez rendez-vous : nous réalisons un point de conformité et une estimation de vos revenus locatifs, sans engagement.

Cet article présente une information générale à jour au juillet 2026 et ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal personnalisé. Les règles varient d’une commune à l’autre : vérifiez la situation de votre bien auprès de votre mairie.

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